L'histoire et les légendes Normandes vues par Solange

Partage de l'amour de la Normandie

 

Ou a vécu la fée d’Argouges? 1 décembre 2017

Classé dans : légendes normandes — histoiresetlegendesnormandes @ 19 h 01 min

  Ou a vécu la fée d’Argouges?

Le Château de Gratot (Manche)

    Une chose est certaine :  plusieurs branches de la famille D’Argouges  habitèrent le château de Gratot dans le Cotentin, Chateau_gratot_01 le manoir de Vaux sur  Aure  appelé aussi manoir d’Argouges  dans le Calvados non loin de Bayeux et le château de Rânes dans l’Orne

Où vraiment se situe la légende , mystère !

On aurait tendance à privilégier l’existence de la fée dans le château d’Argouges qui sait?

Partout l’on vous montrera la trace de son petit  pied lorsqu’elle disparut  à jamais ! mais au fait si je vous la racontais cette légende !

A cette époque vivait un méchant géant qui terrorisait la contrée.
Le Seigneur d’Argouges avait bien  fait lever une petite armée pour arriver à bout de cet affreux monstre, mais rien à faire.

Les plus valeureux combattants furent décimés et, ni le châtelain ni personne ne voulurent affronter de nouveau  le géant et la région resta sous le joug de ce tyran.

Le hasard, qui fait toujours bien les choses, voulut que le Seigneur fasse la connaissance d’une extraordinaire beauté: une fée qui prétendait posséder quelques pouvoirs.

Elle proposa au Seigneur de l’aider à se débarrasser de L’intrus .

La bataille fut acharnée, mais la victoire revint au maître du château qui, ravi demanda à l’ensorceleuse ce qu’elle désirait pour sa récompense. Epousez moi sire ! Ce qu’il fit de grand cœur car il était déjà séduit  depuis la première minute où il avait croisé son regard . Elle mit toutefois une condition : son époux ne devrait jamais prononcer le mot mort!

le mariage fut grandiose, dura plusieurs jours , tout  les Seigneurs des alentours ayant été invités.

              Le manoir d’Argouges.

Manoir-d-Argouges-facade-exDepuis , pour faire honneur à la belle châtelaine, ce n’étaient que réceptions, festins, bals, tournois , chasses où étaient invitées les personnes de qualité les plus en vue.

Un jour, qu’une splendide fête étaient donnée au château, plus de deux cent convives franchirent la belle demeure dans leurs plus brillants équipages.

Les jeunes Seigneurs et leurs épouses avaient apporté grand soin à leur toilette.
De son côté, la châtelaine avait fait confectionner une robe garnie de perles et de dentelles dont la couleur bleu nuit seyait admirablement à son teint de blonde. Sa coiffure ornée de rubans avait nécessité le concours de la meilleure chambrière.

La belle ne semblait pas encore prête et son mari s’irritait de ne pas la voir arriver. Il n’était pas d’une nature très patiente et son visage laissait apparaitre un agacement de plus en plus évident.

Elle finit par apparaitre dans ses beaux atours,  plus belle parmi les belles.   Lui qui s’observait si bien d’ordinaire à ne pas prononcer le mot fatal, ne put toutefois s’empêcher de lui faire des reproches en langages châtié. Il ne lui dit pas « Qu’est ce que tu fiches « comme aurait dit le commun  des mortels à  notre époque  mais :

-Belle dame, vous êtes si longue à vos besognes qu’il serait bon de vous envoyer chercher la mort !

A ces mots, la fée poussa un cri aussi déchirant que si on lui avait porté un coup mortel et s’enfuit à jamais en laissant l’empreinte de son pied menu sur le rebord de la fenêtre par  où elle avait disparu.

Toutes les nuits, dans un linceul blanc, on dit qu’elle hante encore les lieux où elle a vécu et que l’on entend sa voix déchirante crier : A la mort à la mort !

 

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