L'histoire et les légendes Normandes vues par Solange

Partage de l'amour de la Normandie

 
  • Accueil
  • > Archives pour juillet 2017

le miracle de la Ferte Saint Romain. 15 juillet 2017

Classé dans : légendes normandes — histoiresetlegendesnormandes @ 17 h 57 min

800px-Rouen_n°_12_La_Fierté_de_Saint-Romain

    Le miracle de Saint Romain. 

 

 

Debout depuis le matin, afin de ne rien rater, la foule avait déserté la Cité de Rouen pour se masser près des quais de la Seine où devait avoir lieu l’événement. 

Pour une fois, il ne s’agissait pas de voir le bourreau dans l’exercice de ses fonctions : pas de chance ! le sang ne coulerai pas ce jour là.

On était à la Pentecôte, en l’an de grâce 1544, et il s’agissait de l’inauguration d’un petit monument appelé la Fierté et chacun voulait voir à quoi il ressemblait et l’usage qu’on en ferait. 

La tension montait,on se reconnaissait. La foule criait d’impatience et les moins incultes se plaisaient à raconter qu’on était là pour célébrer le miracle survenu au temps où Saint Romain était  Évêque de Rouen.

Lorsque ce dernier avait pris ses fonctions, le malin dépité de voir que la nouvelle religion faisait de plus en plus d’adeptes, se mis en tête de terroriser la population en lui envoyant un dragon vomissant des flammes, et les manants le voyant sortir de la Seine avaient beau se signer, rien n’y faisait : ni les prières des premiers chrétiens, ni l’autorité de l’Evêque  qui d’une voix impérative s’épuisait à invectiver la bestiole.
Vade rétros Satanas !

A quoi ce dernier répondait par  de grands éclats de rire que l’on entendait bien au delà des faubourgs de la ville .

Je t’ordonne de rentre en enfer Satan!

Pas le moindre succès ! la Gargouille,  puisqu’on lui avait donné ce charmant nom,  se tordait de rire  et l’on commença à discréditer Saint Romain qui n’avait disait -on aucun pouvoir contre les forces obscures. 

Découragé et voyant qu’il ne parviedrait  pas  à bout de la Gargouille, il alla chercher un condamné à mort de la meilleure trempe, un vrai de vrai qui avait tué père et mère  et qui pour cela croupissait dans les cachots de Rouen sans espoir d’en sortir un jour si ce n’est les pieds devant. 

Aides moi à me débarrasser du monstre et tu seras gracié lui dit saint Romain !

La tache était ardue mais la récompense alléchante. 

Notre malandrin mit tant d’énergie à combattre la Gargouille , tandis que l’Évêque l’enchantait par des prières et des patenôtres, que tous deux réussirent à le neutraliser et à mettre hors d’état de nuire le vilain dragon, faisant brûler sa dépouille pour qu’il retourne en enfer, lieu qu’il n’aurait jamais dû quitter.

Saint Romain et son condamné furent un peu oubliés et soudain à partir du XII° siècle on remit au gout du jour la commémoration de l’événement. 

C’est pourquoi en 1544, on édifia un petit monument devant servir de reliquaire contenant les restes du bon saint, à charges de les présenter chaque année par un condamné que l’on devait gracier ensuite.

 

Il y eut une murmure, puis la clameur s’amplifia: le voilà ! et l’on vit l’heureux élu , hirsute et totalement décharné, quelques tire laine ou malandrin qui avait échappé au châtiment  suprême et qui pourrissait dans les prisons de Rouen. . 

Notre homme monta solennellement les marches , hissant le coffre qui contenait les reliques et là stupeur! le condamné sentit sa tête bourdonner , ses yeux clignotèrent et la pâleur de son visage apparut à la foule anxieuse. Il y avait si longtems que l’homme n’avait pas vu la lumière du jour! 

Allait-il lâcher son précieux fardeau et devoir retrouver son cachot immonde? 

Soudain, il se mit à penser à l’histoire du Prélat et de son Acolyte et commença à prier ardemment , alors qu’il ne l’avait pas fait depuis sa plus tendre enfance, puis s’arque boutant; il présenta par trois fois le reliquaire  à la foule en délire qui applaudit en criant le nom de Saint Romain!

 Cet usage se répéta chaque année jusqu’en 1790. Peut-être un miracle de Saint Romain ? les Révolutionnaires ignorèrent le petit monument et le laissèrent en l’état. 

Les bombes de la dernière guerre firent de même et l’on peut toujours le voir près de la halle au toiles à proximité de la Seine.

Tant qu’à la chasse, datant de XIII° siècle elle est conservée dans le trésor de la cathédrale de Rouen  

 

 

 
 

CROISSANCE ECONOMIQUE RU-EU |
Pépé à la guerre Mémé à l&#... |
Quatriemea |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ROUEN 1900
| Mesfanfic1
| Timzeer