L'histoire et les légendes Normandes vues par Solange

Partage de l'amour de la Normandie

 
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Le plus humoristique de nos normands Alphonse Allais. 30 juillet 2015

Classé dans : humour — histoiresetlegendesnormandes @ 19 h 23 min

Alphonse_Allais_&_(1854-1905)

Alphonse Allais : journaliste, écrivain, humoriste est né en la belle ville d’Honfleur (Calvados) le 20 Octobre 1854.  Il mourut le  28 Octobre 1905 à Paris.

Jusqu’à l’âge de trois ans, il ne prononça jamais un seul mot, ce qui laissait à penser qu’il était muet.

Son père était pharmacien et voulu le prendre comme stagiaire,  mais comme il n’aimait ni la pharmacie, ni les études,  il se vit couper les vivres par ce dernier et s’essaya sans trop de succès à la photo,  mais l’homme avait de la ressource et de l’humour :  il devint journaliste dans des journaux humoristiques comme » Le chat noir ».

Si l’on le connaît pour ses calembours et ses bon mots,  il a été un remarquable écrivain et un chercheur.  On lui doit l’invention du café soluble pour un brevet déposé en 1881 bien avant  Nestlé.

Quelques citations drôles   :

Faut-il que les hommes soient bêtes pour fabriquer des machines pour se tirer dessus, comme si on ne( claquait) pas assez vite tout seul ! il devait effectivement (claquer) relativement jeune à  51 ans.

Intégriste: Individu qui veut piéter plus haut que son culte.

Nous parlons de tuer le temps comme si ce n’était pas lui qui nous tuait.

la lune est pleine et l’on ne sait pas qui l’a mise dans cet état.

La femme est le chef d’œuvre de Dieu, surtout quand elle a le Diable au corps.

Il faut prendre l’argent où il se trouve: c’est à dire chez les pauvres: ils n’ont pas beaucoup d’argent mais comme il y a beaucoup de pauvres!

Il faut demander plus à l’impôt et moins au contribuable.

il état normand par sa mère et breton par un ami de son père.

Le Tic Tac des horloges: on dirait des souris qui grignotent le temps.

 

 

 
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L’affiloir de Gargantua 25 juillet 2015

Classé dans : mégalites, légendes — histoiresetlegendesnormandes @ 16 h 11 min

 

  Aizier :  restes d’une sépulture collective . On passait les défunts par le »      trou d’homme ».

 

 

Aizier

Ambenay L’affiloir de Gargantua.

menhir d'ambenay

 

Voici un bel exemple de mégalithe : celui-ci est un menhir ou pierre levée  qui a donné lieu à plusieurs  légendes.

 C’était au temps où les légions romaines avaient occupé la région . L’armée gauloise avait bien tenté de combattre les envahisseurs, mais en vain. On disait les soldats indisciplinés et peu efficaces,   pensant plutôt à la gaudriole et à picoler l’hydromel  plutôt qu’à se battre efficacement.

Le Géant Gargantua,  tel Obélix et Astérix,  décida résister et de les aider . Point de potion magique, il n’avait que ses muscles . Il alla déraciner lui-même le gros caillou dans une carrière proche de là,  et tel un fétu de paille il le déposa à l’endroit où l’on peut  toujours le voir,  l’enfonça sans effort et c’est sur ses rudes arêtes que le monstrueux général , nom qu’il s’était lui-même attribué , affilait sa faux pour trucider les soldats de César.

 

On apprend, toujours par la légende, que bien des siècles plus tard il intervint encore pour aider de pauvres paysans.

 Un jour, passant par là :(  il arrivait toujours pile poil !) il vit de  pauvres moissonneurs exténués de fatigue et de chaleur, n’ayant qu’une simple faucille pour travailler. La sueur ruisselait de leur front, l’orage s’annonçait risquant de les stopper dans leurs efforts.

N’écoutant que son courage, Gargantua leur ordonna de se reposer , et en trois  enjambées il se dirigea vers Rugles ,bourg situé à quelque kilomètres,  célèbre pour sa métallurgie et rapporta une large faux qu’il aiguisa sur la grande pierre et d’un seul coup, il coupa le blé sous les yeux stupéfaits des paysans.    

 

 

 
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quelques beaux mégalithes normands et leur légende. 24 juillet 2015

Classé dans : mégalites, légendes — histoiresetlegendesnormandes @ 19 h 08 min

table-diable-passais-800

 Un des plus beaux mégalithes de la Normandie  » la table au Diable à Passais la Conception dans l’Orne.

Quelques mots sur les mégalithes érigés au néolithique datant de 4500  à 2500 avant Jésus-Christ.

Nous trouvons des menhirs ou Pierre levée, des dolmens, souvent pierres de sacrifices ou des sépultures collectives comme celle ci -dessus. Pas une qui n’entre pas dans la légende.

Les riverains pensaient qu’elles étaient l’œuvre du Diable car lui seul pouvait mener à bien une pareille construction,  manœuvrer de  pareilles pierres. On y a vu la main de Gargantua,  géant légendaire , le travail des fées qui cachaient leur trésor à proximité.

On les a soupçonné d ‘être le centre de rassemblements présidés par les Druides imposants,   de servir  aux sacrifices humains,  rien de tel pour enfiévrer l’imagination.

Témoins  du génie bâtisseur de nos ancêtres,  ils méritent un petit chapitre et une belle image.

 

 
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Ce qu’il en côute d’avoir des embrouilles avec un jeteur de sort. 20 juillet 2015

Classé dans : procès de sorcellerie — histoiresetlegendesnormandes @ 18 h 32 min

      

 

 Départ pour la messe

 

Aux environs de 1830, Sénateur Cormier était maitre chantre en l’église de Varenguebec  (Manche).

Il eut un jour une altercation avec son voisin  le dénommé Anthénor  Birette qui faisait paître son cheval dans le clos du chantre  sans autorisation et ce dernier lui  en fit le reproche.

Birette  avait la réputation d’être un j’teux  de sort . Furieux il lança à son voisin :( par le cônu! méfie té Sénateur . Dimanche, quand t’auras mis ton biai manté doré, tu pourras pas ouvri la goule au lutrin )

(Par le Diable, méfie toi Sénateur , Dimanche, quand t’auras mis ton beau manteau doré, tu ne pourras pas ouvrir la bouche au lutrin) 

Le Dimanche, Sénateur Cormier partit pour l’église , sombre et obsédé par les prédictions de Birette. De plus en plus anxieux au fur et à mesure que l’heure de la messe arrivait , et le mauvais sort opérant, le chantre fut incapable d’émettre le moindre son le moment venu.

Il dut s’aliter et resta longtemps (muchi) au fond de son alcôve .
Réagissant enfin, il chargea un voisin d’aller dire à Birette que désormais, son cheval pourrait paître à sa convenance sur ses terres et Sénateur Cormier retrouva toute sa voix.    
       

 

 
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le Télémaque ou le trésor de Quillebeuf. 19 juillet 2015

Classé dans : tous à vos poëles à frire — histoiresetlegendesnormandes @ 19 h 44 min

telemaque

                                                       Le Trésor du Télémaque.

 

Qui pousse à croire que le trésor de la couronne de France,  ainsi que celui  des abbayes normandes situées dans les boucles de la Seine  gisent  dans le brick le Télémaque échoué  là, depuis plus de  200 ans  après avoir sombré corps et biens  devant le port de Quilleboeuf ,le 3  Janvier 1790?

 Pourquoi l’armateur du Télémaque a tenté de faire renflouer son épave à grands frais quelques semaines après le naufrage alors que la cargaison n’était censée contenir que des clous et du suif .

Pourquoi le frère de Louis XVI s’intéressât-il d’aussi près à ce brick dès  son frère fut raccourcit ?

Pourquoi le ministre des armées annonçât-il aux autorités du Havre et de Rouen qu’il envoyait trois cent hommes et du matériel pour renflouer le bateau? .

Sans succès : on ne trouva rien :  pas plus en 1838 qu’en 1930 et 1940 sauf   du suif et des clous comme il était notifié sur le journal de bord.

 A cette époque,  une grande partie  du brick fut retirée de sa gangue de boue sans la moindre petite trace d’un trésor.  

Le Télémaque garde tout son secret,  mais des personnes soi-disant  bien informées disent que ce n’est pas l’épave du Télémaque que l’on aurait renflouée en 1940,  car il reposerait entre 10 ou 15 mètres sous l’herbe , le profil de la Seine ayant changé depuis cette époque.     

 

 
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le trésor du chateau de Gisors. 16 juillet 2015

Classé dans : tous à vos poëles à frire — histoiresetlegendesnormandes @ 18 h 10 min

Chateau-de-Gisors                                                         

Trésors célèbres à découvrir en Normandie .

Si vous n’avez pas peur du diable qui passe pour être le propriétaire des trésors,  je peux vous aiguiller sur certains  qui n’ont pas encore été trouvés mais qui existent bel et bien et qui attendent  sagement d’être découverts.

Le plus célèbre est le trésor des templiers qui attendrait dans le château de Gisors …ou ailleurs….

Tout le monde a entendu parler  dans les années 1300, des démêlés du pape Clément V  du Roi Philippe Le Bel  et des Templiers qui passaient pour posséder de grandes fortunes.

Toujours est t-il que ces derniers devaient être éliminés et succomber sur le bûcher jusqu’au dernier.

Qu’est devenu leur trésor?

Il serait dans les sous sols du château  de Gisors aux dires du jardinier et gardien  qui en 1929  aurait découvert une  crypte contenant  des statues d’or grandeur nature ,dix  neuf sarcophages de pierre et trente coffres de plus de deux mètres. La caverne d’Ali Baba en somme !

Personne,  même les pompiers refusèrent de descendre dans un trou construit sans soutènement où tout risque de s’éffondrer à tout moment . Devant l’afflut de curieux,  par l’or alléché,  les services municipaux firent reboucher le puits et murer le souterrain.

Leur trésor  pourrait aussi se trouver au château de  Bouchevilliers car les templiers s’y  seraient réfugiés  en 1307, juste avant leur arrestation  et qu’ils auraient emmurés leur trésor, prévenus de la grande rafle.

 

 
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Trésors trouvés en Normandie

Classé dans : tous à vos poëles à frire — histoiresetlegendesnormandes @ 16 h 31 min

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 L’ une des 100 pièces d’orfèvrerie  trouvées.

 

                                          Le trésor de Berthouville  près de Bernay.

Qu’elle tuile! Celle qui bloquait le soc de la charrue d’un laboureur en 1830! .   Une fois enlevée, elle laissa apparaître un véritable trésor : 100 objets argentés, dont des vases , des statuettes du Dieu Mercure de 60 cm de hauteur,   des plats , toutes pièces de vaisselle plus ouvragées les unes que les autres datant des I°  et II° siècle certainement cachées là pour les protéger des invasions barbares.

Mais  le découvreur était prudent  il se souvint des vieilles traditions qui condamnaient  celui qui trouvait des trésors ( appartenant de droit au diable disait-on ) à une mort certaine dans l’année. Il alla donc chercher son vieux canasson qui  lui n’avait pas d’âme  à sauver afin de tirer le trésor de sa cachette , ce qui ne l’empêcha pas de mourir peu de temps après.  Comme quoi!

Messieurs les savants transférèrent le tout à la monnaie des médailles de Paris où on peut les admirer.

 les plus belles pièces ont fait l’objet d’une copie visible au musée de Bernay.

 

A Evreux dans la rue Saint Louis, c’est 238.000 pièces romaines qui ont été trouvées dans un puits antique de 12 mètres de profondeur.

 

A Appeville-Annebault en 1820, un maçon qui travaillait sur les fondations d’un fourneau à brique, trouva un chaudron plein de pièces d’or et des dentelles . Cette trouvaille aurait du réjouir le découvreur,  mais elle lui pourrit tellement la vie , persuadé qu’ayant ravi ce trésor au malin, il lui serait redevable de son âme. Il  mourut en quelques jours!

 

 
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Elle a perdu la tête. 9 juillet 2015

Classé dans : histoire - biographie — histoiresetlegendesnormandes @ 19 h 21 min

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    Charlotte  de Corday d’Armont,  une normande pur jus.

Comment une jeune fille noble et pieuse élevée chez les sœurs de Caen a t’elle pu élaborer le projet d’assassiner le tyran de l’époque Jean Paul Marat?

Arrière arrière arrière petite fille de  Pierre Corneille,  elle avait forcément lu les œuvres de son aïeul : rêva t’elle un jour de devenir l’héroïne d’une tragédie comme le brillant écrivain normand était passé maître  et glisser  de la fiction à  la réalité ?

Née près de Vimoutiers dans le pays d’Auge  le 27 Juillet 1768 elle  participe aux réunions des Girondins de Caen qui sont considérés dans la Révolution comme les  plus modérés. C’est d’ailleurs pourquoi ils ont été persécutés  par l’autre parti : les féroces montagnards et se sont retranchés là où Charlotte fera leur connaissance. .

Le Tyran  »Jean Paul Marat » fait régner la terreur en multipliant les exécutions.  La Guillotine n’a guerre le temps de refroidir!

Charlotte  qui n’ a 25 ans pense  que la Révolution pourrait prendre une autre tournure  sans ce fameux Marat.
Elle décide d’aller lui régler son compte, prend la diligence, achète un couteau pour exécuter son forfait.
Deux fois elle est refoulée,  puis argumentant qu’elle pourrait révéler des faits contre les Girondins on la laisse entrer.

Marat est dans sa baignoire où il baigne nuit et jour dans une eau soufrée à cause d’une grave maladie de peau.

Durant une demi-heure les deux personnages s’entretiennent sur les évènements, puis finalement (elle est venue pour cela) elle plante le couteau dans le cœur du tyran .

Sans résistance,  elle se rend  et sera deux jours plus tard après un procès sommaire, vêtue de le robe rouge des assassins,  transbahutée dans la charrette des condamnés jusqu’à la machine infernale du sieur Guillotin  le 17 Juillet 1793. 

Bien d’autres tyrans suivront le même chemin :  Danton,  Robespierre, goûteront à » la veuve, le rasoir national et la monte à regret » surnoms donnés à la Guillotine,    mais aussi bien des innocents qui n’avaient comme seul tort d’être nobles,  ou n’adhéraient  pas aux idées révolutionnaires.

 

 

 

 
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Les joyeusetés de la prison de Pont-L’êvêque. 3 juillet 2015

Classé dans : humour — histoiresetlegendesnormandes @ 17 h 48 min

La joyeuse prison de Pont-L’Evêque près de Deauville. 

         prison de pont l'^v^que                             

Ah, ce que l’on a pu » se la couler douce » à la prison de Pont-L’évêque avant qu’une évasion spectaculaire( mais, nous y reviendrons plus tard) fasse découvrir le pot aux roses.

 Les gardiens  et surtout le gardien chef semblent ou débonnaires ou dépassés par les détenus qui s’occupent l’un de la comptabilité( ce dernier ayant été condamné pour escroquerie) , l’autre   dénommé  Teumer fait les fiches de paye des surveillants et s’occupe  du courrier et de la cantine.

 Un autre détenu, électricien  de son état,  effectue les réparations  des alarmes  de la prison,  les petits travaux  chez les  magistrats voisins et au  café du coin où chacun peut aller boire   au comptoir son  petit crème. 

On utilise librement  le téléphone , certains s’autodélivrent des certificats de bonne moralité , reçoivent leurs épouses et leurs petites amies. On y entre et sort comme dans un moulin.

Tout cela aurait pu durer encore un certain temps si l’un des détenus, René Girier dit  » la Canne  »  spécialiste en casses de coffres forts  ( celui du bijoutier VanCleef et Arpels :  gain  65 millions et celui du président du conseil  Edouard Daladier) tant qu’à faire!  ayant à son actif 17 évasions,   décide malgré toute la liberté d’aller et venir, de se faire la belle!

Par la porte ? trop facile !  il veut  réaliser une évasion comme il a l’habitude de procéder : il escalade le mur d’enceinte, salue les gendarmes au passage  avant de sauter dans une traction qui l’attend ,  afin de disparaitre une fois de plus.  Il sera repris et arrêté en 1951.

la prison fermera définitivement en 1958 et elle peut se visiter si l’on s’adresse à l’office du tourisme

Le gardien de la prison sera incarcéré  3 ans , certainement dans une prison moins agréable !

Un film  relatant les joyeusetés de la prison verra le jour en 1956 avec Michel Simon, Dary Cowl.

 

 
 

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