L'histoire et les légendes Normandes vues par Solange

Partage de l'amour de la Normandie

 

La bonne histoire de Louis Pottier. 28 mai 2015

Classé dans : humour — histoiresetlegendesnormandes @ 18 h 27 min

 

 

Louifermiere et filles Pottier est parti depuis quelques années dans un  monde meilleur.

Aux repas du club, aux mariages,  aux communions, à la galette des rois,   on lui faisait raconter l’ histoire qu’il tenait de son grand père( histoire qui n’a jamais été  couchée sur le papier ) au grand dam de son épouse qui en avait ras le bol, d’avoir  entendu ça toute sa vie durant et que ça ne faisait même plus rire.
Je l’ai transcrite  dans son  patois assez moderne de l’Orne que vous n’aurez pas de mal à comprendre.

 »Ma foi, j’cré ben que quand l’Diable s’en mêle y a pas moyen d’y couper de quand ça s’emmanche mal: Après la gelée, c’est l’iau, après l’iau, c’est la grêle et pis la maladie su l’monde et su l’bestiau.

L’aut’ jour, ma femme en rentrant de la « Bremaille » attrape un chaud ferdi. O toussait à rendre l’âme , si tellement ben qu’a fallu qu’o s’mette au lit.

Pendiment c’temps là, not viau et qui était biau comme tout (quoique j’l'avions élevé avec pas mal de peine) attrape une pneumonie.  V’là qui tousse itou!

Un matin la bourgeoise o m’dit :  » Ah tu f’rai bien d’aller quérir le médecin » mais j’y dis :  »j’m'en va d’abord chez l’vétérinaire : perdre un viau de c’prix là, ça f’rai du joli  !

Ben vite, j’avale deux trois canons, j’met la Blanche en limon,  et me v’la parti tout dret au chef lieu de Canton chez le vétérinaire. J’y raconte la bricole  » ça s’ra peut-être ren du tout qui m’dit » mais comme c’t'homme avait sa voiture à  »Prétole » j’étais co bien loin quand il était chez nous.

Quand je fus là « ça l’tient dans la poitrine qu’y m’dit »

Dans sa voiture, y avait tout c’qui fallait. I sortit un flacon où y avait une espèce de médecine : vous y f’rez prendre tous les jours dans du lait.

Quand il s’en fut allé, j’vas trouver ma vieille , j’y dis   »le médecin, c’est ben coûteux , j’compte ben que vous prendrez la bouteille à vous deux : c’est sûr qu’o m’dit, t’as raison mon père, pisqu’avec le viau j’avons la même affaire, j’prendrons la même bouteille, d’une pierre, ça f’ra deux coups.

Hé ben ! Depuis c’temps là, ça m’retourne la bobine,  j’sais pas c’qui faisait comme médecin d’animaux! Sa sacré médecine, o la sauvé ma femme et fait crever mon viau!

 

 

la grande bouffe 27 mai 2015

Classé dans : anecdotes années 40 — histoiresetlegendesnormandes @ 19 h 36 min

                                    Repas de noce  année 1946

 

  L es restrictions de la dernière guerre  avaient beaucoup fait souffrir la population . J’ai retrouvé un menu de  l’époque d’après guerre  :  3 viandes pour le repas du midi , trois viandes plus un poisson pour le repas du soir sans compter les nombreuses entrées et  desserts. Mais bon sang ! Où pouvaient-ils mettre tout ça?

A remarquer que le trou normand n’est pas oublié  et que le Calvados semble couler à flots ! heureux temps où l’on ne soufflait pas dans le ballon , mais il faut dire que les déplacements se faisaient en voiture à cheval et que l’animal connaissait la route !  

 

 

 

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Mettez vous bien ça dans la tête!

Classé dans : le mont Saint Michel,légendes normandes — histoiresetlegendesnormandes @ 17 h 18 min

           

    Reliquaire d’Aubert Evêque d’Avranches.                  Origines du Mont saint Michel.

 

   L’Evêque d’Avranches  Aubert se réveilla un matin alors qu’il n’était pas dans son assiette ou 180px-Crane_de_Saint_Aubertplutôt dans son écuelle.

J’ai dû abuser de ce petit vin clairet apporté par un hôte que j’avais hébergé hier soir se dit-il !

Il essaya de se remémorer un vague cauchemar. L’Archange Saint Michel en personne lui commandait clairement de bâtir sur le mont Tombe une église en son honneur!

Chacun sait qu’un mauvais rêve peut vous poursuivre dès que vous refermez l’œil, et la nuit suivante, il  revit le prince céleste lui présenter de nouveau sa requête .

-C’est trop fort se dit l’Evêque! Je ne dois plus penser à ça, c’est forcement une vacherie du démon jaloux de ma tranquillité dans mon bel évêché!

 »Vade rétro satanas! »

La troisième apparition eut lieu en rêve quelques jours après: l’ Archange renouvelait son souhait très très en colère!

-Cher Aubert !  je vous ordonne de faire construire un sanctuaire sur le Mont Tombe en mon honneur,  semblable à celui du Mont Gargano en Italie et d’aller faire chercher quelques reliques à cet endroit !

Le prince céleste ne se contenta pas de scander ces ordres sur un ton impérieux. Pour manifester sa volonté par un signe visible, il appliqua son doigt sur le crâne de l’Evêque obstiné .

Ce contact forma un trou qui devint ineffaçable!

l’Evêque fut convaincu cette fois , il relata son aventure à qui voulait bien l’entendre,  montra sur son front la marque indélébile et, devant ce prodige fut suivi d’un grand nombre de personnes jusqu’au Mont  Tombe.

L’Archange lui apparu de nouveau en rêve:

-Un taureau attaché à un arbre délimitera l’endroit exact ou je veux mon sanctuaire !

Des miracles se produisirent tout au long de la construction : un rocher énorme obstruait une portion de l’espace délimité par l’Archange pour construire l’église et tous les efforts des travailleurs n’avaient pas réussi à  faire bouger d’un pouce le roc.

Saint Michel apparut de nouveau en songe à Aubert.

-Allez chercher le petit du dénommé Bain , il est bien plus fort que son père qui s’obstine sans réussir à faire bouger le roc d’un poil!

-Mais ce n’est qu’un enfant !

-Suffit dit Saint Michel !

Le chérubin d’un an fut conduit devant le récif, poussa de son petit pied potelé le roc qui s’effondra avec fracas.

La construction allait bon train jusqu’au jour où l’eau vint à manquer : Aubert frappa de sa crosse le flanc du rocher d’où jaillit une eau bienfaisante qui fut par la suite recommandée pour ses vertus salutaires sur les malades.

Et voilà comment prit naissance  »la Merveille  »qui est toujours l’objet de pèlerinages en l’honneur du bel Archange!          

 

 

 

L’âne et le loup. 22 mai 2015

Classé dans : le mont Saint Michel,légendes normandes — histoiresetlegendesnormandes @ 19 h 48 min

 

 

L’Ane et le loup.

Cela pourrait faire l’objet d’une fable de la Fontaine, mais à ma connaissance,  ce dernier n’a pas mis en scène ces deux animaux réunis.
Nous le ferons l’espace de ces quelques lignes.

-Du temps où le Mont Saint Michel qui s’appelait à cette époque le Mont Tombe  n’était habité que par quelques ermites,  un âne fut dressé par le curé de la paroisse de Beauvoir, située à quelques kilomètres du Mont pour ravitailler les religieux.

Il faut voir comment l’âne remplissait bien son service, d’un pas guilleret sachant résister à la  vue d’une touffe d’herbe fraîche et tentante  pour être le plus ponctuel possible : un modèle en somme!

Or, un loup qui passait par là et que la faim tenaillait, ne s’attendrit pas sur les vertus du plus humble que la terre n’ait jamais porté.

Perfidement, il dévora l’âne et sa cargaison , se léchant longuement les babines , mit quelques jours à digérer le tout, faisant jeuner les pauvres religieux encore plus que de coutume.

A peine remis de son festin, l’Archange qui veillait en ces lieux, souffla le remords dans son cœur de loup et lui fit découvrir toute sa félonie.

-Que puis-je faire pour réparer ma faute?

-Tu seras condamné à exécuter le travail que faisait si bien l’âne que tu as dévoré sans vergogne!

Le loup ne se le fit pas dire deux fois et il faut bien avouer qu’il s’acquitta de sa tâche aussi bien que ne l’avait fait son prédécesseur.

 

 

 

le Mont Saint Michel insolite. 21 mai 2015

Classé dans : le mont Saint Michel,légendes normandes — histoiresetlegendesnormandes @ 16 h 24 min

                                                                                

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                                        Le Mont  Saint Michel insolite.

 

Comment parler de la Normandie sans évoquer notre joyau : le Mont Saint Michel. Beaucoup d’ entres  vous font partie des trois millions de visiteurs annuels qui ont découvert  »la Merveille ».

Je ne me lancerai pas dans sa description, son histoire :  Wikipédia sait faire ça mieux que moi, et je voudrais m’en tenir au côté romanesque  et merveilleux.

 

                                         Les Druidesses  du Dieu Belini.

 

Avant d’être un sanctuaire chrétien, les Gaulois appelaient ce lieu  »Mont Tomba Belini  » . Il est probable en effet que sur ce monticule s’élevait un temple consacré par les druides à Bélénus , le soleil,  considéré comme un Dieu dans la mythologie.

Une légende  nous dit que les prêtresses du lieu possédaient un pouvoir, celui de tirer des flèches qui avaient pour effet de calmer les tempêtes.

Pour obtenir cette faveur venue du ciel, il fallait amener à ces charmantes créatures d’agréables puceaux qu’elles entrainaient au font de leur grotte ombrageuse où des parfums aphrodisiaques avaient été copieusement répandus.
la retraite durait plusieurs jours et le jeune homme pouvait ressortir au milieu des hommes après avoir reçu de sa partenaire autant de coquilles attachées à ses vêtements qu’il avait satisfait à ses désirs: des médailles de virilité en somme!

Curieuses pratiques alors qu’il était plus habituel de sacrifier des vierges pour plaire aux Dieux!

 .

 

 

 

 

le grimoire. 20 mai 2015

Classé dans : Diableries en tous genres,légendes normandes — histoiresetlegendesnormandes @ 16 h 06 min

Honorius                                       

Le grimoire .

 

On était en hiver, il gelait à pierre fendre  et les derniers assistants d’une veillée prenaient congé de leur hôte,  après avoir repris un dernier  verre pour la route:  un café bouillu et rebouillu au coin de la cheminée avec bien heureusement la rincette de Calva pour faire passer le breuvage , car chaque normand sait que café bouillu, café foutu!

A cette époque on était bien moins regardant .

Comme chaque soir, s’était joint à la société un chien inconnu que les participants avaient surnommé Nerchibot à cause de sa couleur noire.

Comme on aime bien les bêtes dans  la région, on lui donnait quelques pommes de terre, car il était arrivé famélique dans la maison de Jean des Fontaines et s’était  » adonné « comme s’il était chez lui.

Il arrivait donc le soir, à l’heure de la veillée, s’allongeait de tout son long devant la cheminée, écoutant et regardant la société  avec des yeux presque humains et décampait sitôt le dernier visiteur reparti.

Quelqu’un avait bien suggéré qu’il s’agissait peut-être d’un homme devenu  chien  par on ne sait par quel sortilège, mais finalement, beaucoup doutaient et disaient bien haut que tout ça c’étaient des histoires de fou.

Une fois le dernier veilleur parti, Jean des Fontaines s’adressa au chien  et lui dit:

Allez Nerchibot, il est temps de dégager!   tu ne vas pas quand même coucher là , et comme la bête ne bougeait pas d’un poil, le maître des lieux insista très fortement et dit au chien qui le regardait suppliant: » Tu ne veux quand même pas que je te fiche un grand coup de pied au cul pour que tu t’en ailles » et il joignit le geste à la parole!

-Si vous saviez mon père dans l’état où je suis réduit, vous auriez pitié de moi !

Un chien qui parle ?  je n’ai pourtant pas abusé du calva! Qu’est ce que cela veut dire mon Dieu ?

-Cela veut dire mon père qu’au séminaire où vous m’avez envoyé, et où je devrais toujours être, j’ai lu dans un vieux grimoire ouvert chez le supérieur , un jour qu’il était absent, et je me suis tout d’un coup sentir devenir chien. J’ai erré plusieurs jours et me suis dit que je serai mieux chez vous  et comme l’hiver est là ,  me voilà!

Jean des Fontaines avait déjà entendu de pareilles fables racontant que les prêtres avaient un livre mystérieux , un mauvais grimoire qui produit des effets fort bizarres quand on le lit : ainsi, on racontait que le curé de Jobourg  après avoir lu un tel grimoire tait resté trois jours en enfer, mais le maître de maison ne croyait pas à de pareilles sornettes. Pourtant Nerchuibot , le chien noir qui lui tenait la conversation avec la voix de son fils était bien réel!

Si ce que tu me racontes est vrai, qu’est ce que je peux faire pour te rendre la forme humaine?

 Retourner à Sottevast chez le supérieur et en douce,  en son absence, « délire « la page qui m’a mis dans cet état  : c’est ainsi que le curé de Jobourg est revenu de l’enfer !

 »Délire  »?  oui la lire à l’envers , c’est la page 13 . Malheureux enfant! Reste ici, on te nourrira. Ne dis surtout rien à ta mère , j’irai à Sottevast et je tâcherai d’arranger ça !

Dès le lendemain, Jean des Fontaines alla « délire « en secret la page qui avait par sortilège transformé son fils en chien et ce dernier retrouva sa forme humaine .
Retourné au séminaire, ce dernier  au grand jamais  ne remis le nez dans un grimoire!

 

 

 

Petite histoire vraie 16 mai 2015

Classé dans : humour — histoiresetlegendesnormandes @ 19 h 11 min

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                                                             Le coq et le pain bénit.

Cela pourrait ressembler à une fable , mais il n’en est rien.  Il s’agit d’une histoire vraie qui m’a été comptée par Alice,  personne âgée de mon village.

Alice était à l’époque où les trains sillonnaient encore les campagnes,  garde barrière de son état ,  ce qui lui permettait de s’occuper d’une nichée de 7  petiots et de quelques volailles. On vivait de peu à cette époque.
Si cette brave femme n’allait pas à la messe à cause des opinions de son mari,  un communiste pur et dur, sa voisine Solange s’y rendait chaque Dimanche et jours fériés et après avoir fait ses dévotions,  remontait la côte et passait devant le maisonnette de sa voisine.

Un beau Dimanche, se trouvant non loin de la maisonnette, la faim se fait sentir après avoir parcouru  les deux kilomètres qui la sépare de l’église du village.

Comme chaque Dimanche les demoiselles (enfants de Marie ) fréquentant assidument l’église, offraient aux participants une tranche copieuse de pain bénit.

Solange sentant la faim la tenailler attaque , je ne dirais pas à belles dents,  car elle n’en avait plus guère vu son grand âge , la tranche de pain offerte  . Surgit un coq débouchant des bâtiments de sa voisine . Un coq dont les plumes vernissées brillaient au soleil,  tout ça pour ne  pas dire que du  mal,  fusse d’un coq,  mais une bête qui avait tout de même fait son temps.

 L’animal se précipite sur les miettes de pain tombées à terre et se pavane en gloussant , dansant d’une patte sur l’autre devant la promeneuse.

Attendrie, elle lui donne un beau morceau de son pain en lui disant :  » Tiens Vaurien! Mais c’est que tu as l’air d’aimer ça! et elle poursuit sa route.

La semaine suivante,  oubliant le coq et ne pensant qu’au petit creux de son estomac , elle arrive en vue de la maisonnette de sa voisine.  au même endroit surgit le  gallinacé qui semble  l’attendre:

Je n’ai plus rien cette fois, tu n’as pas de chance!

Nous n’irons pas jusqu’à dire que ce coq était d’une intelligence remarquable, mais il comprit malgré tout très vite qu’il n’obtiendrait rien cette fois, et tous ergots dehors, il se précipite vers la femme ahurie !

Au Diable cette bestiole ! murmure t’elle tout en se dégageant de son emprise.

La semaine suivante, il fallut bien repasser devant la maisonnette ou guettait celui qui était devenu son ennemi. Un bâton   fit tenir en respect la bête qui lui fit comprendre toute son animosité.

Furieuse Solange alla voir sa voisine,  propriétaire de l’animal pour lui faire part de sa mésaventure. Le ton monta très vite   »Tout ça c’est de votre faute la mère!

Vous n’êtes pas sans savoir  à votre âge qu’on ne doit jamais donner de pain bénit à un animal quel qu’il soit! tenez donnez en à un chien, il devient enragé, à un chat, il va miauler nuit et jour.  

Qu’est ce que je peux faire maintenant? Si cette bête à prit un mauvais sort , je ne vais tout de même pas la manger. Alors bouffez la  si cœur vous en dit et vous me donnerez un coq des vôtres.!  »

 Personne ne mangea la bestiole qui une fois tuée finit lamentablement comme Job sur le  tas de fumier. 

Inutile de dire que les voisines se firent la gueule pour le restant de leurs jours,  Solange ayant refusé  tout net  de donner un de ses coqs.        

 

 

 

les confrèries de Charité dans l’eure 14 mai 2015

Classé dans : Rites dans le quotidien — histoiresetlegendesnormandes @ 19 h 10 min

                    Les confréries de charité.

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En Normandie ,  chaque village possédait sa confrérie de charité chargée d’ensevelir les morts. Les pompes funèbres avant l’heure !  sauf que tout cela se faisait gratis, ce qui n’est pas tout à fait le cas maintenant.

Les charités  sont presque millénaires. Elles ont permis la prise en charge des inhumations lors des grandes épidémies de peste noire.  Elles se sont perpétrées au fil du temps : Il en reste plus de cent dans le département de l’Eure, quelques unes dans la Seine  Maritime, et dans le Calvados.

Elles ont toute leur utilité dans l’actualité,  vu le manque flagrant de prêtres. Alors  les charitons peuvent conduire l’office vêtus de leur chape brodée.  A  l’origine l’exercice était réservé aux hommes,   dans les confréries actuelles des femmes sont admises.         

Ce sont les treize plus pieux du village qui se chargent du sale boulot sous la direction du Prévot. Une clochette ou tintenelle prévient  les habitants de l’arrivée du cortège. 

Quelques anecdotes nous sont parvenues sur les pratiques  festives qui avaient lieu annuellement le jour de la fête patronale

A Thuit Signol  au XVII° le repas pris chez l’échevin coûtait à chacun la modique somme de 10 sols  .  

 »Les convives devaient se comporter chrétiennement et modestement et se souvenir que la charité de Jésus Christ ne se trouve pas parmi les gourmands et les ivrognes et toc!  »

Au début du XIX° siècle, le repas était typiquement normand trois viandes: langue de bœuf, poulet rôti et blanquette de veau, et pour terminer café aux trois canards (Kirch, Calvados et Rhum), là c’était un peu plus exotique.  

Il va s’en dire que ces repas n’engendraient pas la tristesse et que chacun repartait avec le teint fleuri.
Je suppose qu’il en est de même lors des grands rassemblements de charitons qui se retrouvent  régulièrement à Giverville dans l’Eure.        

 

 

Le procès des sorcières de Vernon. 7 mai 2015

Classé dans : légendes normandes — histoiresetlegendesnormandes @ 18 h 38 min

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Le château de Vernon où avaient lieu les sabbats.

 

                                                                    Le procès des sorcières de Vernon.

 

En l’an de grâce 1566 un procès fut intenté à des sorcières qui avaient l’habitude de s’assembler dans les ruines de l’ancien château aujourd’hui  restauré.

Voici comment elles furent confondues pour leurs méfaits:

Les langues allaient bon train chez les riverains du vieux château : chaque soir, les chats des alentours avaient installé leur quartier général et faisaient mener une vie d’enfer aux voisins: clameurs, tapages, hurlements cris d’excitation :

Quoi de plus normal me direz vous quand la saison des amours de ces charmants félins les poussent à vanter leurs charmes et à hurler leur envie de s’accoupler !

Cela n’était pas de l’avis des riverains qui excédés tentèrent tout pour chasser ces bruyantes bestioles. Jets de pierre,  seaux d’eau, rien n’y fit . Finalement le bruit courut que les chats n’en étaient point , mais plutôt des sorcières qui avaient le pouvoir de se transformer à leur guise en femmes ou en félidé. Il fallait en avoir le cœur net et chasser les intruses : qu’elles aillent faire leur tintamarre  ailleurs! Afin que les voisins retrouvent un sommeil réparateur .

Quatre fiers à bras, armés d’un bâton décidèrent de prendre les opérations en mains.  Pour cela,  ils  allèrent se donner du courage au  »Pot d’étain  » tout près de là.
On plaisanta beaucoup sur le sujet, les hommes promettant de s’occuper très agréablement s’il s’avérait que les chattes n’en étaient point…

Lorsque l’heure fatidique arriva. Alors que le vacarme débutait,  nos quatre hommes investissaient les lieux . Mal leur en pris car une légion de chats s’escrima sur eux . L’un d’eux fut tué, les autres bléssés, victimes des griffes acérées des occupantes des lieux.
Dans la bataille, les félidés reprirent leur aspect de femme, et l’on vit leurs blessures,  témoins de l’âpre bataille qui s’était déroulée en ces lieux .

Lors de leur procès, elles avouèrent leur participation au sabbat dans les ruines du vieux château , leur faculté de se transformer en chattes , mais précisèrent  que ces possibilités leur étaient permises seulement neuf fois dans leur vie, d’où la croyance aux neuf vies du chat.
Elles dévoilèrent également que le Diable pouvait se présenter sous forme de chat noir ou de bouc au sabbat. Toutes leurs révélations ne les empêchèrent pas d’être brûlées comme sorcières devant la population de Vernon avide de pareils spectacles.  

 

 

 

 

 

 

Des histoires de Varous.

Classé dans : Diableries en tous genres — histoiresetlegendesnormandes @ 18 h 37 min

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                                     Histoires de Loup Garou appelé aussi Varou.

 

La cour du château d’Entremont (Seine Maritime) fut autrefois le théâtre d’une histoire de Varou .

Depuis quelques temps déjà, un habitant du château voyait tous les jours à la même heure un gros chat noir à longue queue (qui fait penser au malin) ou plus souvent  une tourterelle , qui après s’  être posée sur la margelle du puits  était tellement hardie qu’elle venait taper au carreau. C’est trop fort se dit le jeune homme qui devint vite agacé! Je vais me la faire la tourterelle!  Il prit son fusil et tira plusieurs fois dans la direction de l’intruse . Bien que réputé bon tireur, l’oiseau passait toujours entre les balles.

Je ne rate jamais mes cibles se dit-il !  Il doit y avoir là-dessous une histoire de loup-garou.   Vous l’apprendrez au fil des récits,   un homme ou une femme poursuivi par la malédiction peut  se transformer en loup ou selon les besoins en toutes sortes d’animaux :  oiseau, chat,  chien, cheval etc..

Revenons à notre châtelain et sa tourterelle :  Je vais me procurer une balle bénite et rira bien qui rira le dernier!

Il se posta et attendit sa tourterelle qui ne tarda pas à apparaître sur la margelle du puits.

Un coup de fusil bien dirigé cette fois,  l’abattit vite fait bien fait,  sur le sol . Le tireur content de lui, s’approchant de sa victime , eut la  surprise de trouver là,  baignant dans son sang,  une jeune fille qu’il reconnut aussitôt: c’était une servante d’auberge qu’il avait séduit autrefois puis abandonné.

Mortellement atteinte , la malheureuse expira en jetant un dernier regard de reproche sur son séducteur!

                                                                                                                  

                                                                                                Autre histoire de loup garou.
Là,  il s’agit d’un loup garou,  vraiment  un  loup…ou plutôt louve.

En 1884 , un brave paysan nommé Roger Sabouroux, un peu braconnier sur les bords ,chassait sur les terres d’une abbaye pour améliorer l’ordinaire. La nuit vient de tomber et notre chasseur voit devant lui deux grands yeux jaunes.
Aucun doute, c’est une énorme louve comme il y en encore au XIX° siècle en forêt de Lyons. Le braconnier fait feu, l’animal touché s’enfuit en hurlant.
Ah ! tu peux  hurler sale bête  on aime pas les loups par ici !

Au petit matin devant sa porte, il retrouve le cadavre ensanglanté de son épouse qui courrait le varou à l’insu de tous.  Pourquoi ? son époux  ne le sut jamais.  Peut-être avait-elle fait un pacte avec le malin ?  était-elle victime d’ une malédiction ou excommunication ?

Le brave paysan ne s’en remis jamais. 

                                                                                                                  La, c’est le fils qui écope.

 

A Servigny ( Manche) un fermier chaque nuit  entendait ses chevaux hennir anormalement, et au matin, ils étaient blessés comme s’ils avaient été mordus .

Un soir le fermier se cacha armé de son fusil.
A minuit, il vit arriver un grand cheval noir qui pénétra dans l’écurie et se jeta furieusement sur les bêtes affolées.

Le fermier tira alors sur le cheval noir qui s’effondra dans la cour de la ferme .

A mesure que l’animal reprend sa forme initiale d’homme, le fermier reconnait avec horreur son pauvre fils qu’il avait tué.

Pourquoi  le fils avait-il agit de cette sorte? Il était possédé du démon qui lui faisait courir le varou et commettre toutes sortes de méchancetés .   
  

 

 

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