L'histoire et les légendes Normandes vues par Solange

Partage de l'amour de la Normandie

 

Accueil 7 décembre 2017

Classé dans : Accueil — histoiresetlegendesnormandes @ 17 h 37 min

 

 

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Voici un site qui ne se prend pas au sérieux.

 Vous pourrez y découvrir

la médecine de nos grands mères,

Les croyances populaires (sorcelleries ou légendes) 

Des anecdotes, de l’humour, des récits vécus dans la dernière guerre,

Le vrai parlé normand, (comme disait ma grand mère)

Les hommes et femmes célèbres ,  des chansons normandes : Bref de quoi vous faire une idée de notre belle province.

  l’histoire pure et dure a été laissée aux historiens dont c’est le métier ,et c’est sans vous prendre la tête que vous pourrez  constater que nous avons toujours participé aux grands évènements des siècles passés . Nous sommes les descendants de ces fiers  Vikings et garderons coûte que coûte  notre identité.

 

 

Bayeux et son joyau.

Classé dans : histoire - biographie — histoiresetlegendesnormandes @ 17 h 25 min

 La tapisserie de Bayeux

 

Nous sommes un, groupe de Mamy : âge moyen 80 ans  qui suons sang et eau afin de nous initier aux joies de la tablette , et il faut bien dire que l’on est archi nulles.
Nos instructrices, deux jeunettes doivent se  le dire  à longueur de temps ,  ça rentre par une oreille et ressort par l’autre ou alors il faut nous répéter dix fois la même chose.

Pourtant nous leur avons damné le pion à ces deux normandes aussi ignares en histoire locale que nous en informatique  .

Bayeux étant venu sur le tapis je ne sais pas trop comment,  aucune n’avait jamais entendu parler de cette ville là , et encore moins de la célèbre tapisserie EPSON DSC picture

     Au cas où comme ces demoiselles nous n’auriez jamais entendu parler  de la tapisserie de la Reine Mathilde, je  vais vous raconter son histoire . Pour ceux qui la connaisse, il s’agira d’une piqure de rappel  !

 

 

Le nom de tapisserie est impropre, car  il s’agit d’une broderie  à l’aiguille de 50 cm sur 7 mètres environ.

La légende dit qu’elle fut exécutée par la Reine Mathilde en personne avec ses dames de compagnie  mais les rabats joie ou les mieux informés prétendent qu’elle fut réalisée  dans le Kent par des moines,  2 ans après la conquête de l’Angleterre.  A vous de choisir!

Que nous raconte cette belle bande dessinée? Commençons par le commencement :   Le Roi régnant en Angleterre à cette époque était  Edouard dit le confesseur.  Il aurait promis le royaume d’Angleterre à Guillaume au dépend d’Harold   son cousin,   Ce dernier avait  bien  juré sur les reliques qu’il laisserait le trône à Guillaume ,mais les promesses sont faites pour n’êtes pas  tenues et  Harold s’empresse de se faire nommer Roi d’Angleterre sitôt la  mort du Roi Edouard .

Fureur du Guillaume qui rassemble  à partir de mois  Septembre une immense  flottille de 700 navires dont la Mora, offert par la Duchesse Mathilde à son mari, 20.000 hommes bien déterminés et 400 chevaux  rassemblés à Dives sur mer  en attendant le Day D à Saint Valérie Sur Somme où séjournera l’armée en attendant des vents favorables.  Ce sera pour le 14 octobre 1066 . L’armée débarque à Pevensey et la bataille se déroulera à Hastings à quelques kilomètres :

La bataille es rude . Le bruit court un moment que Guillaume a été tué, mais finalement c’est son cheval  qui aura perdu la vie . Le cavalier est indemne et remobilise ses troupes .

Harold est finalement tué d’un coup d’arbalète dans l’œil et c’est la fin des combats
On déplore la mort de  3500 combattants anglais,  2500 venus de toutes les régions de l’hexagone et 4000 chevaux .
Durant de longues années Guillaume aura maille à partir avec les barons Anglais qui ne veulen
t pas admettre la perte de leur ile au profit du Duc Roi Guillaume .

La mort D’Harold.

 la bataille d'hasting

 

 

 

 

 

 

Ou a vécu la fée d’Argouges? 1 décembre 2017

Classé dans : légendes normandes — histoiresetlegendesnormandes @ 19 h 01 min

  Ou a vécu la fée d’Argouges?

Le Château de Gratot (Manche)

    Une chose est certaine :  plusieurs branches de la famille D’Argouges  habitèrent le château de Gratot dans le Cotentin, Chateau_gratot_01 le manoir de Vaux sur  Aure  appelé aussi manoir d’Argouges  dans le Calvados non loin de Bayeux et le château de Rânes dans l’Orne

Où vraiment se situe la légende , mystère !

On aurait tendance à privilégier l’existence de la fée dans le château d’Argouges qui sait?

Partout l’on vous montrera la trace de son petit  pied lorsqu’elle disparut  à jamais ! mais au fait si je vous la racontais cette légende !

A cette époque vivait un méchant géant qui terrorisait la contrée.
Le Seigneur d’Argouges avait bien  fait lever une petite armée pour arriver à bout de cet affreux monstre, mais rien à faire.

Les plus valeureux combattants furent décimés et, ni le châtelain ni personne ne voulurent affronter de nouveau  le géant et la région resta sous le joug de ce tyran.

Le hasard, qui fait toujours bien les choses, voulut que le Seigneur fasse la connaissance d’une extraordinaire beauté: une fée qui prétendait posséder quelques pouvoirs.

Elle proposa au Seigneur de l’aider à se débarrasser de L’intrus .

La bataille fut acharnée, mais la victoire revint au maître du château qui, ravi demanda à l’ensorceleuse ce qu’elle désirait pour sa récompense. Epousez moi sire ! Ce qu’il fit de grand cœur car il était déjà séduit  depuis la première minute où il avait croisé son regard . Elle mit toutefois une condition : son époux ne devrait jamais prononcer le mot mort!

le mariage fut grandiose, dura plusieurs jours , tout  les Seigneurs des alentours ayant été invités.

              Le manoir d’Argouges.

Manoir-d-Argouges-facade-exDepuis , pour faire honneur à la belle châtelaine, ce n’étaient que réceptions, festins, bals, tournois , chasses où étaient invitées les personnes de qualité les plus en vue.

Un jour, qu’une splendide fête étaient donnée au château, plus de deux cent convives franchirent la belle demeure dans leurs plus brillants équipages.

Les jeunes Seigneurs et leurs épouses avaient apporté grand soin à leur toilette.
De son côté, la châtelaine avait fait confectionner une robe garnie de perles et de dentelles dont la couleur bleu nuit seyait admirablement à son teint de blonde. Sa coiffure ornée de rubans avait nécessité le concours de la meilleure chambrière.

La belle ne semblait pas encore prête et son mari s’irritait de ne pas la voir arriver. Il n’était pas d’une nature très patiente et son visage laissait apparaitre un agacement de plus en plus évident.

Elle finit par apparaitre dans ses beaux atours,  plus belle parmi les belles.   Lui qui s’observait si bien d’ordinaire à ne pas prononcer le mot fatal, ne put toutefois s’empêcher de lui faire des reproches en langages châtié. Il ne lui dit pas « Qu’est ce que tu fiches « comme aurait dit le commun  des mortels à  notre époque  mais :

-Belle dame, vous êtes si longue à vos besognes qu’il serait bon de vous envoyer chercher la mort !

A ces mots, la fée poussa un cri aussi déchirant que si on lui avait porté un coup mortel et s’enfuit à jamais en laissant l’empreinte de son pied menu sur le rebord de la fenêtre par  où elle avait disparu.

Toutes les nuits, dans un linceul blanc, on dit qu’elle hante encore les lieux où elle a vécu et que l’on entend sa voix déchirante crier : A la mort à la mort !

 

 

Le corbillard du Pape 6 octobre 2017

Classé dans : histoire - biographie — histoiresetlegendesnormandes @ 15 h 25 min

 

diligence du pape

Le corbillard  du Pape

 

Quel rapport peut-il y avoir avec un pape , un corbillard, et notre belle Normandie ?

 Il y avait longtemps que les Papes et leur cour avaient déserté Avignon,  après avoir occupé la ville durant  70 ans pour de multiples raisons , pour retrouver  leur bonne ville de Rome pour d’autres non moins bonnes raisons . 

Le climat clérical entre l’Italie  et la France n’est  pas toujours au beau fixe , loin s’en faut . 

 Le pape dont nous allons parler  s’appelle  Pie VI,  et il s’attirera de gros ennuis  en voulant se croire Dieu le père . C’est l’époque de la Révolution et il condamne tout bonnement la constitution civile du clergé.  Il devient ouvertement l’ennemi des Républicains; Il condamne les députés bourreaux du Roi  et va jusqu’à excommunier  la nation Française toute entière . Il n’y va pas de main morte! 

La terreur s’annonce et les édifices religieux sont incendiés: bref c’est la guerre à outrance.  De l’autre coté  de la frontière avec l’Italie,  la révolte gronde car les jeunes Romains se rallient aux idées nouvelles.

Bref le général Bonaparte , en  1796, futur empereur, n’en peut plus et se rebiffe . Il réclame vingt millions de livres or au pape; une petite fortune et ultime humiliation, ce dernier doit reconnaître la République. Le Pape est contraint de quitter Rome sous deux jours. Il essaye de se réfugier dans des villes moins hostiles,mais il est rattrapé  à Valence( France)où il mourra à l’age de 82 ans en Août 1799. 

Une sépulture digne d’un pape lui est bien sûr refusée. On lui concède  des obsèques civiles( Giovani Angelo Braschi ) exerçant la profession de » Pontif ».  

Le nouveau Pape Pie VII est bien obligé de faire profil bas devant la toute puissance de Napoléon : c’est le Concordat .  Le nouveau maître  accepte que l’infortuné Pie VI qui moisit toujours en terre de France  réintègre la basilique Saint Pierre. Il ne peut plus nuire vu qu’il est on ne peut plus mort! 
C’est ici que commence notre épisode Normand que vous ne retrouverez que dans les monographies locales.

Comment la notoriété d’un maître des postes normand, Charles le Bey  le meilleur disait-on, de tout l’hexagone, originaire de Sainte Gauburge dans l’Orne était elle arrivée jusqu’aux oreilles de l’empereur ?  nul ne le sait mais ce que l’on apprend, c’était   la réputation sans taches de l’homme  chargé des transports exceptionnels et Dieu sait si celui-là  en était un !

 Voilà donc en route  Charles Le Bey et son meilleur employé Leblond chargé du corbillard du Pape, ce qui n’était pas une mince affaire . 

 A cette époque il n’y avait pas de  voies pour franchir les Alpes,   tout au plus quelques sentiers de chèvre et il leur faut escalader les pentes raides en dégageant eux mêmes  leur chemin ! 

Nous passerons sous silence les affres du convoyeur et de son employé lors du passage du grand Saint Bernard où le froid paralysait  hommes et chevaux . Leurs yeux brûlent à cause de la neige et leurs membres ne parviennent plus à se réchauffer.  Cinq de leurs chevaux manquent à l’appel , mais le grand corbillard lui est intact.

Enfin Rome est en vue et le peuple en liesse salue les deux héros!

Leur mission accomplie ils  reprennent  le chemin de retour après quelque repos,  bien mal en point, les yeux brûlés pour l’un,  les pieds gelés pour l’autre. 

Et la vie reprend son cours à Sainte Gauburge jusqu’au jour ou en 1807  une grande nouvelle se répand dans le village. 

Celui qui est devenu Napoléon arrive en malle poste.  Il a fait le détour pour saluer les deux héros . Bien mieux, il s’arrête au relais du Plessis pour  féliciter  le maître.  

Hélas, ce dernier est devenu aveugle depuis son retour de Rome  ! Napoléon tient à récompenser celui qui a si bien rempli sa mission malgré les embûches et lui demande d’exprimer ce qu’il désire en récompense de son difficile et périlleux voyage.

Emu, Charles Le Bey sollicite pour lui et ses héritiers un brevet de Maître des postes  d’une valeur de 50.000 francs or.  Ce qui lui est  tout de suite accordé par l’empereur.
Charles le Bey  devait mourir en terre Valburgeoise à l’age de 57 ans.   

 

 

 

 

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le miracle de la Ferte Saint Romain. 15 juillet 2017

Classé dans : légendes normandes — histoiresetlegendesnormandes @ 17 h 57 min

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    Le miracle de Saint Romain. 

 

 

Debout depuis le matin, afin de ne rien rater, la foule avait déserté la Cité de Rouen pour se masser près des quais de la Seine où devait avoir lieu l’événement. 

Pour une fois, il ne s’agissait pas de voir le bourreau dans l’exercice de ses fonctions : pas de chance ! le sang ne coulerai pas ce jour là.

On était à la Pentecôte, en l’an de grâce 1544, et il s’agissait de l’inauguration d’un petit monument appelé la Fierté et chacun voulait voir à quoi il ressemblait et l’usage qu’on en ferait. 

La tension montait,on se reconnaissait. La foule criait d’impatience et les moins incultes se plaisaient à raconter qu’on était là pour célébrer le miracle survenu au temps où Saint Romain était  Évêque de Rouen.

Lorsque ce dernier avait pris ses fonctions, le malin dépité de voir que la nouvelle religion faisait de plus en plus d’adeptes, se mis en tête de terroriser la population en lui envoyant un dragon vomissant des flammes, et les manants le voyant sortir de la Seine avaient beau se signer, rien n’y faisait : ni les prières des premiers chrétiens, ni l’autorité de l’Evêque  qui d’une voix impérative s’épuisait à invectiver la bestiole.
Vade rétros Satanas !

A quoi ce dernier répondait par  de grands éclats de rire que l’on entendait bien au delà des faubourgs de la ville .

Je t’ordonne de rentre en enfer Satan!

Pas le moindre succès ! la Gargouille,  puisqu’on lui avait donné ce charmant nom,  se tordait de rire  et l’on commença à discréditer Saint Romain qui n’avait disait -on aucun pouvoir contre les forces obscures. 

Découragé et voyant qu’il ne parviedrait  pas  à bout de la Gargouille, il alla chercher un condamné à mort de la meilleure trempe, un vrai de vrai qui avait tué père et mère  et qui pour cela croupissait dans les cachots de Rouen sans espoir d’en sortir un jour si ce n’est les pieds devant. 

Aides moi à me débarrasser du monstre et tu seras gracié lui dit saint Romain !

La tache était ardue mais la récompense alléchante. 

Notre malandrin mit tant d’énergie à combattre la Gargouille , tandis que l’Évêque l’enchantait par des prières et des patenôtres, que tous deux réussirent à le neutraliser et à mettre hors d’état de nuire le vilain dragon, faisant brûler sa dépouille pour qu’il retourne en enfer, lieu qu’il n’aurait jamais dû quitter.

Saint Romain et son condamné furent un peu oubliés et soudain à partir du XII° siècle on remit au gout du jour la commémoration de l’événement. 

C’est pourquoi en 1544, on édifia un petit monument devant servir de reliquaire contenant les restes du bon saint, à charges de les présenter chaque année par un condamné que l’on devait gracier ensuite.

 

Il y eut une murmure, puis la clameur s’amplifia: le voilà ! et l’on vit l’heureux élu , hirsute et totalement décharné, quelques tire laine ou malandrin qui avait échappé au châtiment  suprême et qui pourrissait dans les prisons de Rouen. . 

Notre homme monta solennellement les marches , hissant le coffre qui contenait les reliques et là stupeur! le condamné sentit sa tête bourdonner , ses yeux clignotèrent et la pâleur de son visage apparut à la foule anxieuse. Il y avait si longtems que l’homme n’avait pas vu la lumière du jour! 

Allait-il lâcher son précieux fardeau et devoir retrouver son cachot immonde? 

Soudain, il se mit à penser à l’histoire du Prélat et de son Acolyte et commença à prier ardemment , alors qu’il ne l’avait pas fait depuis sa plus tendre enfance, puis s’arque boutant; il présenta par trois fois le reliquaire  à la foule en délire qui applaudit en criant le nom de Saint Romain!

 Cet usage se répéta chaque année jusqu’en 1790. Peut-être un miracle de Saint Romain ? les Révolutionnaires ignorèrent le petit monument et le laissèrent en l’état. 

Les bombes de la dernière guerre firent de même et l’on peut toujours le voir près de la halle au toiles à proximité de la Seine.

Tant qu’à la chasse, datant de XIII° siècle elle est conservée dans le trésor de la cathédrale de Rouen  

 

 

 

Mon amie habite chez les fantômes. 19 juin 2017

Classé dans : Diableries en tous genres — histoiresetlegendesnormandes @ 14 h 31 min

Histoire vraie. 

Pour la première fois mon amie m’a confiée vivre avec son mari et ses enfants au milieu de fantômes.

 Ces dires  m’ ont été confirmés par sa mère.

Mon amie,  une très belle jeune  femme de 40 ans, n’a rien d’une sorcière ni d’une illuminée.

Nous sommes en 2002 en bordure du département de  l’Orne . Un jeune couple, parents de deux enfants, projette d’acheter à la campagne  une  maison ancienne d’un prix plus que raisonnable . Ils apprendront par la suite    que les propriétaires  n’ont pas fait long feu dans cette maison et qu’elle fut longtemps inoccupée .

Lors de la première visite sa mère  prévient sa fille : N’achète pas cette maison, j’y sens de mauvaises ondes! 

Elle ne croyait pas si bien dire:  dès les premiers jours de leur arrivée, des phénomènes paranormaux devaient leur empoisonner la vie .

D’abord ce fut des serpents qui sortaient de partout. Sa mère armée d’une bombe à insecticide  les mis en fuite.

Puis des rats, des punaises, des odeurs de cadavre leur indiquèrent qu’ils n’étaient pas les bienvenus dans leur maison . Les appareils ménagers tombèrent en panne les uns derrière les autres :   bref la totale! 

C’était compter sans la pugnacité de mon amie qui fit venir un exorciseur afin de remettre tout cela dans l’ordre.

Ces mauvaises choses disparurent mais la maison resta hantée avec des fantômes de moins en moins malveillants comme s’ils s’étaient habitués à leur présence.

 Un jour, alors que son mari était en déplacement , elle sentit une forme allongée auprès d’elle dans son lit.  »Tient se dit-elle voilà ma fille qui a quitté son lit pour venir dormir avec moi ! Elle regarde et voit une forme blanche représentant un enfant. Elle pose la main: il n’y avait rien.

 Cela dure depuis 15 ans.  Il y a une deuxième famille dans sa maison. Même si elle n’est plus malveillante, rien que d’y penser , ça fait froid dans le dos!.

Finalement lassée, mon amie  envisage d’aller vivre dans un endroit plus serein: Peine perdue les acheteurs se font attendre!

Les fantômes semblent vouloir les retenir .  

 

 

Paul Harel poète aubergiste 5 février 2017

Classé dans : histoire - biographie,un clin d'oeil aux écrivains normands — histoiresetlegendesnormandes @ 15 h 54 min

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Tu seras colonel et tu épouseras la fille d’une général lui prédit une vieille tireuse de cartes!

Elle aurait dû changer de métier car elle devait être un poil bigleuse la devineresse.

Il ne fut même pas avocat comme son père du barreau de Vimoutiers l’aurait souhaité. 

Paul Harel né à Echauffour dans l’Orne le 18 Mai 1854 préfère la poésie et pardessus tout l’auberge que son grand père  Auguste Gérard du Rouvray a fait construire en 1822.

Il deviendra poète aubergiste. 

Il accueillera les plus grands auteurs de son temps: François Coppée, José Maria de Hérédia, Octave Mirbeau, Leconte de  Lisle et même un princesse Russe. 

 

Ce fut un très grand poète qui peignait avec les mots: 

 

Au dehors le brouillard nous happait à la gorge

Ma cuisine au dedans flambait comme une forge

Aux cendres du foyer le pot au feu normand

sommeillait comme un juste et ronflaient en  dormant

Palpitants, crépitants et crevant sur le gril

Les boudins sifflaient mieux que les merles en Avril

Les tripes sanglotaient tout bas dans leurs terrines.

 

Que dire de plus: qu’apparemment il ne toucha jamais à la cuisine,(  ses deux épouses successives remplissant très bien cette fonction)

Ses visiteurs l’aidèrent allègrement à manger sa fortune et celles de ses cuisinières épouses.

Qu’il repose au cimetière du village qu’il n’aura guère quitté, sa mort remontant à 1927.  

Mon tombeau m’attend non loin du sien le jour où le  Seigneur le décidera ! Je suis prête mais en aucun cas pas pressée. 

 

 

 

Histoire du pendu. 14 janvier 2017

Classé dans : histoire - biographie,humour,légendes normandes — histoiresetlegendesnormandes @ 19 h 24 min

                                                                                                       J’hésite pour classer cette rubrique.

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Découverte dans de vieux documents j’ai trouvé l’histoire plutôt drôle.                

Alors,  à vous de choisir histoire ou légende ?

 

- C’était jour de foire à Argentan (Orne) et ce jour là, le Vicomte rendait ses jugements de Haute Justice  et il venait de condamner à être pendu haut et court un certain Vannier   qui l’avait, murmurait-on bien mérité pour avoir brigandé sur les routes, égorgeant au besoin les braves bourgeois qui avaient le malheur de résister.

Bref, un mauvais sujet qu’il valait mieux ne pas croiser sur sa route.

Le cortège se composait du Hérault de la ville , suivi du Vicomte , du Bailli, d’un sergent accompagné de douze hommes d’armes, d’un moine pour le repos de l’âme du malandrin, et derrière le cortège l’exécuteur des Hautes Œuvres, le bourreau,  superbe par sa stature et son regard de brute, vêtu de l’habit  de sa profession un chaperon rouge.

 

Un murmure d’effroi parcourut la foule venue en spectateur, lorsqu’en moins de temps qu’il faut pour le dire, on mit le coupable nu comme un ver, on lui enfila une camisole de toile grossière mal taillée, on le hissa sur l’échelle , on lui mit la corde au cou , et pendant que sonnait la prière des agonisants accompagnée du glas, on le lança.

le corps fit « floc » se balança au bout de la corde, se raidit, devint tout rouge et le mort se mit à tirer un langue violette énorme.

Un brave homme s’en venait au marché d’Argentan avec un veau , il se divertit du spectacle comme tous ceux qui étaient présents et il rendit la grimage au pendu en lui tirant lui aussi la langue. 

Son veau vendu, l’argent en poche, il fit la tournée des cabarets de la ville,  Les Trois Maryes, les Trois Roys, les Trois Sauciers et la Croix Blanche,  de sorte qu’il sortit de la ville alors qu’il faisait nuit noire  et que ses pas n’étaient plus très assurés.

Passé devant le gibet où il avait vu pendre le matin, il s’arrêta, admira encore une fois le supplicié dont la tête s’inclinait et la langue démesurée s’étirait hideuse et drôle.

Le marchand éméché lui fit un petit discours de fraternelle amitié.

Frère pendu, lui dit-il mauvais gibier de potence! Hic,

Pourquoi sors tu ta langue ainsi ? Non seulement ça t’enlaidit, j’te l’dit moi, bien en face, mais en plus, ça doit te donner une soif  hic!

Tu dois bien avoir le gosier sec? descends  et viens, je vais vais t’offrir un verre Hic!

Réponds moi as  tu soif  ?

Et une voix proche de répondre 

-Puisque c’est l’effet de ta bonté, attends moi j’arrive!

L’autre dégrisé se mit à courir, suant à grosses gouttes et plus il courrait, plus la voix se rapprochait: attends moi, attends moi ! 

C’est ici que nous devons éclairer la lanterne de nos lecteurs pour la bonne compréhension du texte. 

Un brave rémouleur n’ayant pu se loger , était sorti de la ville et avait trouvé sur cette route pour gîte la berne d’un chemin . La nuit était obscure, comment pouvait t’il imaginer  qu’un gibet se dressait au dessus de lui alors qu’il était étendu sur l’herbe verte ?

Il n’a jamais compris pourquoi celui qui l’invitait à boire un verre se sauvait à toutes pattes devant lui. 

 

 

 

Nicolas Poussin peintre initié. 8 janvier 2017

Classé dans : histoire - biographie — histoiresetlegendesnormandes @ 17 h 41 min

 

Si vous aimez vous faire des nœuds au cerveau , chercher à découvrir   des énigmes, des secrets d’état et d’église ,si vous  croyez pouvoir être un jour découvreur de trésor,  des tonnes et des tonnes d’ouvrages  sur celui de Rennes le Château ont été édités. A vous les indices, les codes, les initiations  et tutti quanti  Quel rapport avec Nicolas Poussin? 

 

Les bergers d’Arcadie             les-bergers-darcadie-de-poussin1

 Nicolas Poussin,   né aux Andelys en Juin 1594 est mort à Rome en 1665.

 Initié au secret des étoiles et de l’alchimie,  il aurait lors de l’exécution de son tableau les bergers d’Arcadie , semé des pistes quand aux trésors se trouvant dans la région de l’Aude dont l’abbé Saunière aurait retrouvé une partie . Tout le monde a entendu parler de cela et  je ne m’étendrais donc pas sur le sujet.
Tant qu’aux trésors recherchés par des centaines d’amateurs , dans cette même région,  on ignore encore s’il s’agit  de celui de Jérusalem, Des Templiers, de Rome, de Blanche de Castille, des Comtes de Toulouse :   Je vous laisse le choix.

Certains écrivains ont avancé que des initiés sont détenteurs d’un  secret d’ordre religieux qui bousculerait nos idées reçues depuis 2000 ans si on les divulguait au grand jour.

Je vous laisse vous amuser sur le Web pour vous reparler de Nicolas Poussin qui fut un très grand peintre initié ou pas.  Nombre de ses œuvres sont exposées au Louvre  comme Le jugement de Salomon, L’enlèvement des Sabines, Saint Jean baptisant le peuple, Moïse sauvé des eaux et bien d’autres  :

 Les plus grand musés: la National Gallery de Londres et l’Ermitage de Saint Petersbourg renferment également de nombreuses  toiles de Nicolas Poussin.  

 

 

 

Le Fameux Marquis de Sade. 22 décembre 2016

Classé dans : histoire - biographie — histoiresetlegendesnormandes @ 19 h 07 min

 

Ah bon ! le Marquis de Sade était normand ?

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Que nenni ! mais il épousa une normande fortunée :  la comtesse Pélagie  de Montreuil, dont la famille possédait le château d’Echauffour dans l’Orne, non par amour,  mais pour éponger des dettes contactées dans les salles de jeu et les bordels de théâtres. 

Cette dot  représentait la coquette somme de  300.000 livres.
Drôle de loustic que celui là ! 

 Nous allons commencer par le commencement. Donatien Alphonse de Sade est né le 2 Juin 1814 à Paris.  Dès son plus jeune âge il a l’exemple de son père qui compte parmi ses maîtresses les plus grands noms de la cour.

A 6 ans, il est confié à son oncle abbé Jean François de Sade retiré après une existence mondaine de séducteur notoire.

Il entre à 10 ans au collège Louis Legrand, chez les jésuites . Les représentations organisées par les pères seront sans doute à l’origine de sa vocation pour l’art du comédien et de la littérature dramatique.

Son mariage n’altère en rien ses habitudes de célibataire. Il installe de nombreuses maîtresses à Paris, Versailles  mais la plainte de l’une d’entr’elle qui n’a  certainement pas apprécié  les petits jeux sadiques et blasphématoires le conduise en prison pour débauche.
Il faudra l’intervention de son frère abbé et celle des Montreuils (Elle n’était pas rancunière la Marquise!) pour le sortir de là.

C’est sa première entrée en prison, ce ne fut pas la dernière : 27 ans sur les 74 ans de sa vie…. sans compter le temps passé à résidence chez les seigneurs d’Echauffour avec une belle mère qui le détestait:  mais petite consolation, il réussit à séduire sa belle sœur !

Que reproche t-on à ce triste sire?  On lui reproche de pratiquer la flagellation, le sacrilège ,  la sodomie passible de mort à l’époque, enlèvement de petites filles  et incitation à la débauche car il couchera, si l’on peut  dire,  ses pratiques et fantasmes sur le papier dans des romans qui seront grandement scandaleux à l’époque . 

 Les plus connus - Cent journées de Sodome- Les infortunes de la vertu – Justine et les malheurs de la vertu- Prospérité du vice  le reconduiront en prison où son épouse viendra lui rendre visite et lui apporter mille preuve de son amour alors qu’elle ne trouvera que dédain et méchanceté.  Ou je me trompe ou cela s’appelle du masochisme.

Il faillit de peu finir sur la guillotine mais sa bonne étoile veillait : le jour prévu,  la charrette était pleine et le lendemain la révolution avait changé de mains.

La Marquise de Montreuil finit par se lasser:  poussée par sa mère, elle demanda le divorce qu’elle obtint très facilement et  le remboursement de sa dot qui semble s’être  volatilisée plutôt dix fois qu’une.

Tant  qu’au marquis de Sade il finit ses jours à l’hospice de Charenton chez les fous  à 74 ans. Les derniers temps de sa vie  il avait séduit une jeunette de 16 ans.     

 

 

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